Une manifestation aura lieu le 12 décembre 2009 à ABBEVILLE sur le parking de la salle des fêtes contre l’annulation de la rond Europe. Celle ci a pour but de convaincre que cette course enduro est indispensable et qu’elle a sa place dans les belles courses sur sable. Alors rendez vous à 11 heures avec tous les passionnés , on compte sur votre présence pour que le spectacle continue…

Pour plus d’info sur la situation, voici l’article paru dans « Le courrier Picard » le samedi 10 octobre 2009:
Les organisateurs de l’épreuve moto sur sable, vieille de 21 éditions, jettent l’éponge. 2009 sera la dernière. Cette fois, c’est certain, assure Philippe Hutin, à la tête de l’organisation. Seuls 300 motards seront au départ. Et plus un seul quad.
Chaque année, c’était la même rengaine. Philippe Hutin, à la tête de l’organisation de la Rond’Europe (l’une des dernières épreuves moto d’endurance sur sable) jurait ses grands dieux qu’il n’y aurait plus de Rond’Europe. Et chaque année, plus de 60 000 spectateurs venaient tout de même voir les quads et les motards sur les plages de Quend et Fort-Mahon, qui leur étaient réservées le temps d’un week-end. Mais cette année, à bout de souffle, Philippe Hutin et Sébastien Leclere (président de la ligue Picardie de motocross) jurent qu’on ne les y reprendra plus : c’en est fini de la Rond’Europe. Pour preuve, l’épreuve, décalée au 29 novembre, ne se déroulera que sur une journée. Fini le samedi réservé aux quads. Régime sec aussi pour les motards, avec 300 inscrits maximum, contre 450 les années précédentes. Lourdeurs administratives, contraintes environnementales et concurrence du Pas-de-Calais, qui lorgne sur cette épreuve depuis quelques années auront eu raison d’une compétition qui fête cette année sa 21e édition.
« On est plus propres que Groland »
Organiser une manifestation sur le domaine public maritime n’est pas de tout repos. Surtout quand cette manifestation draine des milliers de spectateurs et est pointée du doigt comme écologiquement non responsable. « Cela demande beaucoup de temps et d’énergie », confie Sébastien Leclere. « Chaque année, on s’est battu pour avoir l’autorisation d’organiser cette course. Mais tout le monde s’épuise ». « Il y a des options environnementales qui se comprennent », détaille Philippe Hutin.
Depuis des années, la Rond’Europe bénéficie effectivement d’une autorisation exceptionnelle pour faire rouler ses motos sur la plage. Mais les services de l’État, qui ont en charge de faire appliquer la loi, sont de plus en plus regardants face à ce type d’événement. « On paie la mauvaise image des sports mécaniques, regrette Sébastien Leclere. Pourtant, on est plus propres que les Grolandais. »
Plus mesuré, Philippe Hutin, pense lui, qu’il faut effectivement que les sports mécaniques, et en particulier la moto, prennent des mesures environnementales. « Le monde change, nous devons évoluer sur la question de l’environnement. » Il a d’ailleurs œuvré à la sauvegarde de l’Enduro du Touquet en dessinant un nouveau tracé, plus respectueux des dunes.
Mais pour la Rond’Europe, le problème n’est pas qu’écologique. « Il y a une volonté affichée de Berck de reprendre à son compte l’événement », explique Sébastien Leclere. Berck la voisine où depuis quelques années une autre course de moto a lieu en même temps que la Rond’Europe. « Il y a une concurrence de date, pour étouffer la Rond’Europe », déplore Philippe Hutin, qui affirme être « au bout du bout ».
Alors, jusqu’à présent, l’organisation a trouvé un compromis. Se battant pour obtenir encore une autorisation, arrondissant les angles avec la ligue des Flandres pour éviter qu’il y ait concurrence. Mais cette année, en plus des « bâtons dans les roues » habituels comme le dit Sébastien Leclere, l’utilisation du domaine public maritime devient payante. « Cela représente 20 % du budget de l’organisation », soupire le président de la ligue de Picardie. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase. « Fort-Mahon faisait partie des classiques du genre. Avec sa disparition, c’est l’existence même des courses sur sable qui est remise en cause », s’inquiète Sébastien Leclere.
THOMAS DELOBELLE




